Les peintres exposés en permanence |
||||
| SADOUK | ||||
rubriques de la page: oeuvres , expositions personnelles , expositions collectives , bibliographie
Abdallah SADOUK vit et travaille à Saint-Ouen, en région parisienne, et à Casablanca. 1967-1970 Ecole
Nationale des Beaux Arts, Tétouan, Maroc.
Sadouk, à cinquante ans passés (dont trente années de peinture), est reconnu au Maroc pour ce quil est : lun des peintres les plus sincères, et inventifs, de sa génération. Sans doute son installation à Paris, depuis bientôt trente ans, et léloignement relatif de la scène artistique marocaine impliqué par cette translation, expliquent-ils pour partie le temps quil a fallu pour que sopère cette reconnaissance dautant que ce peintre nest pas homme à danser du ventre devant les medias. Une première exposition des travaux de Sadouk à la galerie Al Manar, en 1995, a témoigné de lampleur et de la diversité dune oeuvre alors encore largement méconnue. Lexposition eut un grand retentissement ; le succès était là : le public casablancais découvrait lun de ces artistes qui, à létranger, créent un langage, réinventent des méthodes, des manières, en intégrant les apports divers de leur culture et de celles qui les entourent. Aujourdhui Sadouk demeure un paysagiste abstrait ; les références à ce quon pourrait appeler un "cubisme impressionniste" sont toujours bien présentes dans ses toiles. Mais sa palette sest éclairée ; la géométrie de ses compositions sest aérée. Pas de rupture dans ce travail, mais une évolution lente, une plus grande ouverture au monde. De la rigueur dans la représentation du visible. Un travail obstiné, en profondeur, qui gomme le détail pour dévoiler les lignes de force darchitectures ou de bords de mer baignés de lumière de cette lumière tout intérieure que lartiste expatrié porte en lui. Sadouk évolue bien. Certains esprits chagrins voulaient voir en lui un peintre décoratif : ils faisaient fausse route. Sadouk Abdallah est un créateur. Un créateur serein, qui ignore la morosité ambiante ; ses oeuvres, enracinées dans la culture berbère saharienne, sont tournées vers un avenir dont, lumineuses, elles chantent les promesses. Le peintre avance, occupé seulement de son art, modeste comme le sont les vrais artistes : ils savent que leur travail a besoin de temps pour être reçu, et apprécié. Mais pour Sadouk le temps saccélère. Ses toiles sont à peine accrochées, que déjà elles senvolent A. G.
Abdallah Sadouk... ou comment un paysagiste abstrait échappe aux poncifs du folklore C'est à Saint-Ouen, banlieue nord de Paris encore prolétaire mais déjà en pleine reconstruction, que s'est installé Abdallah Sadouk. Il vit en France depuis vingt-cinq ans mais n'a pas pour autant coupé les ponts avec le pays qui l'a vu naître : on le rencontre souvent à Casablanca où il passe, d'un voyage à l'autre, une bonne partie de l'année. Dans les allers et retours de ce peintre entre la France et le Maroc qui nourrit de formes et de lumière ses travaux, s'est mise en place une oeuvre originale. Entré très jeune
à l'École des Beaux-Arts de Tétouan, Sadouk suit
l'itinéraire de bon nombre des peintres marocains en Europe : l'École
des Arts décoratifs, puis les Beaux Arts de Paris, où il
complète sa formation académique dans un sentiment d'assez
grande liberté : l'atelier de sculpture étant pratiquement
vide, il passe tout de suite à l'acte, traite la matière,
imagine. Déjà il commence de rassembler les éléments
à sa disposition, calligraphie, motifs, thèmes récurrents
de la culture marocaine qui l'habitent - pour les réorganiser selon
un ordre qui se mettra en place avec les années. Certains disparaissent
de son travail, comme la calligraphie dont la mode, dans les années
79, devenait encombrante, ou se transforment pour n'appartenir plus qu'à
lui, telles ces lettres qu'il réinvente à partir de l'écriture
et mêle aux objets qui l'entourent et qu'il représente, arbres,
coins de fenêtré...
Mais ces plans qui s'étagent,
ces structures architecturales, ces volumes géométriques
bariolés de signes primitifs gardent en eux quelque chose d'intemporel.
Ruines du futur, les chantiers de Sadouk ont la grandeur ocre des temples
de l'ancienne Egypte. Ce monde dont il se veut le témoin éveille
une fascination ; le volcan, l'enfer qui explose ont une grandeur dont
on ne se détache pas. Dans cet univers où l'homme n'est
plus qu'une silhouette minuscule écrasée par l'immensité
de sa création, une ouverture, un vide central, une échappatoire
sont ménagés : une lumière jaillit, comme un espoir.
La structure ne se fait pas seule : l'homme est dépassé
par ce qu'il crée, mais ce monde est le sien. L'éclat de
la lumière, chez Sadouk, évoque une transcendance : dans
ce monde promis à la déchéance subsiste un recours.
Sadouk en fait, dans sa peinture
comme dans sa vie, a dépassé la sempiternelle question de
l'identité. Ayant vécu la moitié de sa vie au Maroc
et l'autre en France, il n'aspire plus qu'à peindre, à transmettre
un langage qui dépasse les particularismes, les clichés,
les lieux (communs). Ouvert à l'art millénaire de l'Islam
comme à celui de l'Occident, il creuse son sillon. "Un Marocain
peignant à l'occidentale, c'est un peu dérisoire - comme
d'ailleurs un Marocain enfermé dans la calligraphie arabe à
New York. Lorsque Essayad compose de la musique, c'est de la musique,
moderne, pas spécialement marocaine ou européenne. Nous
autres peintres, nous devons aussi parvenir à créer notre
propre langage, réinventer les méthodes, les manières,
en intégrant les apports divers de notre culture et de celles qui
nous entourent pour surmonter cette crise de la création patente
au Maroc actuellement. Les peintres ont à s'imposer par leur travail,
pas avec leur renommée ou leur discours. Nos bons artistes devraient
donner un peu plus, pour devenir vraiment les maîtres que beaucoup
veulent voir en eux - ce qu'ils ne refusent d'ailleurs pas. Nous sommes
tous, sans exception, loin d'être des maîtres. Un grand maître,
c'est soixante-dix ans de travail quotidien, et deux ou trois oeuvres
par jour. C'est quelqu'un qui invente, théorise, philosophe…
pendant soixante-dix ans. Beaucoup de "maîtres" au Maroc
ne l'ont pas compris ; ils sont loin du compte. Trop de gens sont surestimés,
placés sur un piédestal. Le plus important dans la peinture,
ce n'est pas le discours, c'est le travail. Il faut garder son humilité,
et travailler. En acceptant la critique." A. G.
1985 Galerie Nadar, Casablanca. 1987 Galerie Hugo, Paris. 1989 Espace 13, Théâtre 13, Paris. 1991 L'espace 17, Bastille, Paris. 1993 "Rabat au pas des siècles et des saisons", Galerie Marsam, Hyatt Regency, Rabat. 1996 Maison de la Sarre, Paris 16e, co-production La Terrasse / Al Manar . 1995,1998, 2002 Galerie Al Manar, Casablanca.
1978 Académie des Beaux-arts, Institut de France, "Présence du dessins", Paris, France. 1979 Galerie Régine Lussan, Paris, France. 1980 Peintures Marocaines, Palais des Congrès, Paris, France. 1981 Festival International de la Peinture, Cagnes-sur-Mer, France. 1982 Vingt peintres du Maghreb à I.C.E.I et la Fondation Post universitaire Internationale, Paris. Grand Palais "Société des Artistes Français", Paris, France. 1985 Valence 85 "Tendances de l'Art Marocain Contemporain", France. 1986 Galerie Nadar "A la rencontre du dessin", Casablanca, Maroc.Young Artists From Europe "International Art Exposition", Jacob Javis, Convention Center, New-York, USA. Foire Internationale de Rennes, France. 1987 3e Salon de l'Estampe, Ville d'Avray : Prix spécial du Jury, France.Galerie "Peinture Fraîche", Paris, France.1988 Galerie Desroches, "Estampes et Peintures", Montréal, Canada. Peintres méditerranéens, Institut du Monde Arabe, Paris, France. 1990 Palais des Congrès, Marrakech, Maroc. 1991 Afrique Emoi "Art Contemporain d'Afrique", Centre André Malraux, Chambéry, France. 1992 "Multiple en Art 93", Château de Saint-Ouen, France. 1993 "Ecriture d'Hier et d'Aujourd'hui", Riad Salam, Casablanca, Maroc. 1994 Artistes Arabes résidant en Franc, Musée d'Art Moderne, Amman, Jordanie. 1995 Casablanca - "Fragments d'Imaginaire", Institut Français de Casablanca, Maroc. Peintres du Maroc, BMCE, Paris, France. 1997 Galerie "Peinture Fraîche", Paris, France. Printemps du Maroc, Bordeaux, France.33e Salon de Saint-Ouen "1er Prix", France. "Actua" Galerie de la BCM, Casablanca, Maroc. Rencontre Inter arabe et méditerranéenne, Rabat, Maroc. 1998 Peintres du Maroc à Busigny et Lille, co-production Art en Cambrésis / Al Manar. Exposition d'Art contemporain Itinéraire 98 ville de Levallois France. 1999 Peintres en partage. Espace des Blancs-manteaux "Le temps du Maroc", Paris. 2000 150 petits formats Galerie Peinture Fraîche Paris France. 2001 Maroc Contemporain " peintures et livres d'artistes " Stapelhuis Dépôt Bruxelles, co-production De Markten / Al Manar. Rabat au pas des siècles et des saisons, texte de M. Druon, Editions Marsam, Rabat, 1993. Pollen, poèmes de Khireddine MOURAD, Editions Al Manar, Neuilly/Seine, 2001 (30 exemplaires du tirage de tête rehaussés d'aquarelles par Sadouk) Petit Musée portatif, poèmes de Abdellatif LAÂBI illustrés de 18 dessins de Sadouk, Editions Al Manar, Neuilly/Seine, 2002. (Chacun des 18 ex. du tirage de tête est rehaussé de l'un des 18 dessins originaux de Sadouk.) Un Pays m'est nécessaire, poème manuscrit par Abdellatif LAÂBI et rehaussé d'une aquarelle de Sadouk, 12 exemplaires uniques au format 25 x 75 cm sur Vélin d'Arches, format accordéon, collection "Corps écrit", Editions Al Manar, Neuilly/Seine, 2002.
|
||||
Les textes et images présentées sur ce site sont la propriété de la galerie et des éditions Al Manar - Reproduction interdite |