Les peintres invités

KABILA

rubriques de la page: oeuvres , expositions personnelles, expositions collectives, bibliographie

 

David Angel Ranz Guimera, dit Kabila, peintre gitan et musicien flamenco, vit et travaille entre Paris, Uzès et Almeria.

Ranz Guimera, dit "Kabila", de la famille des Kabilas, fils de musiciens, est un peintre autodidacte. Dès 1964 il présente ses oeuvres dans des expositions de groupe, et se produit comme musicien.

Les contingences du voyage le font opter pour l’encre et le papier et c’est en 1971 à la Galerie "Indalart" à Mocajar, province d’Almeria (Espagne) qu’il fait sa première exposition personnelle. A partir de 1974 sa peinture devient l’expression d’une écriture peinte, libérée des contraintes de la connaissance d’un code particulier et qui serait par l’écrit et le signe, par les sens et les sentiments, l’expression et l’impression de la vie dans ses lois universelles et cosmiques.

Il se déplace alors régulièrement entre l’Espagne, l’Allemagne et la France où il fait quelques expositions et continue ses activités de musicien flamenco. Entre autres, en 1982 il compose la musique et joue dans la pièce Noces de Sang présentée au Lucernaire Forum dans une mise en scène de Thelmo Herrera ; il en fait les décors.

En 1983 il compose la musique d’un court métrage de Joaquim Cledo, Nacimiento, d’après le travail du sculpteur et peintre Miguel Amate.

Depuis lors, Kabila continue sa carrière de musicien et de peintre, alternant concerts et expositions — quand il ne les conjugue pas : il lui arrive d’improviser le flamenco lors des vernissages de ses expositions.Ce fut le cas à la Galerie Al Manar, pour le plus grand plaisir de l'assistance.

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Quelques oeuvres...


 


Expositions personnelles récentes

1992 :

Galerie "Mille Soleils", Paris ; Galerie "Manureva", Tahiti

1993 :

Atelier de Chevilly, Paris

1994 :

Galerie "L'Harmattan", Paris ; Château de Barjac, Gard, France

1996 :

Galerie Circulation "Reis Rei", Limoges, France ; Galerie de Kikkerberg, Roermond, Hollande
1998 :
Galerie Al Manar, Casablanca

2000 :

Chapelle St Louis, Dreux

 


Expositions collectives (sélections)

1978 :

Galerie "Poisson d'or", Paris

1985 :

Exposition itinérante "Art tzigane", Nantes, Rennes… ; "Première mondiale d'Art tzigane", La Conciergerie, Paris ; Grand Palais, Biennale, Paris

1986 :

"Première Mosaïque gitane et tzigane", Nîmes ; Exposition "Arcalo", Feria International de Barcelona ; "Les artistes tziganes", Pantin



Bibliographie:

Intailles, de Raja Nasrallah, Editions Al Manar, Paris, 1999

Vers une nouvelle Compostelle ?

Voilà un peintre que l’on imite depuis plus de quinze mille ans.

D’Ugarit à Kyoto, Djaïpur, Luxor, Lalibela, Gao ou Grenade.

Ses signes nichent dans leurs monumentales aires de pierre.

Muets devant d’antiques énigmes.

Il s’expose pour un temps à Casablanca ; mais attention ! Cela fait vingt-cinq ans qu’il chemine vers une Compostelle qui ne figure sur le tracé d’aucune carte.

De ses pérégrinations, le nomade a ramené le souvenir d’un sacré qui osait encore se montrer nu.

Encoches, triangles, cercles et croix ne restent jamais immobiles dans sa géomancie.

L’homme est tatoué parce que l’élégance est son cri de guerre.

Dans le gitan sommeille un matador. D’humeur sombre, il s’habille de lumière pour affronter l’arène surchauffée de son art.

Au repos, son verbe est agité comme celui d’un nègre dément, ses mains semblent suivre le trajet de la guêpe ivre de son vol fou.

S’il peint, ses toiles bondissent hors du temps usuel. Son alphabet se contracte sur les notes noires du cante jondo en clamant que la musique est faite pour être vue.

Raja Nasrallah

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