Galerie d'Art et Maison d'Edition spécialistes du sud méditerranéen

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Ce site est dédié aux arts et à la littérature des pays du Sud méditerranéen - et plus particulièrement du Maghreb.
Découvrez avec nous les artistes que défendent les éditions Al Manar, Paris.
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- Samedi 11, dimanche 12 juin :

 

Week-end à Bretoncelles (Orne)

A l'initiative de Tanguy Garric, le grand ordonnateur du Salon Pages, et de sa compagne Donatella T, dix éditeurs de bibliophilie contemporaine se retrouvent dans l'Orne, au village de Bretoncelles où se sont établis les Garric.
Rencontres à la médiathèque avec le public et les médiateurs culturels du département de l'Orne, animations,
causeries et échanges dans cette région de beaux vallons et vertes frondaisons...
Et de nombreux beaux livres... dont ceux des Editions Al Manar !

 

- Samedi 18, dimanche 19 juin :

 

FESTIVAL INTERNATIONAL DE POESIE
WALLONIE-BRUXELLES

à Namur (Belgique)

 

Cette année le Monde arabe est à l'honneur à Namur : les Editions Al Manar font le voyage de Belgique, où se retrouveront bon nombre de leurs auteurs : Aïcha Arnaout, Vénus Khoury-Ghata, Mohammed Bennis, Tahar Bekri, Mohammed Hmoudane... et d'autres poètes de haut vol.

Riche programme d'animations et de rencontres à partir du mercredi 15 juin.

Salon du Livre le samedi et le dimanche, sous le chapiteau, Place d'Armes, 5000 Namur.

Incontournables, le dimanche 19 juin :

13.00 à 14.00 - Lectures par Hassan Najmi, Mehdi Akhrif, Mohammed Bennis, Mohamed Hmoudane, Ouafa Lamrani (Maroc), présentés par Eric Brogniet.

14.00 à 15.00 - " La diffusion du livre de poésie ", débat animé par Pierre-Yves Soucy avec Jean-Luc Geoffroy (Service du Livre luxembourgeois), David Gianonni (éditions Maelström), Francis Tessa (éditions l'Arbre à Paroles), Marc Imberechts (éditions Tétras-Lyre), Laurent Debut (éditions Brandes), Alain Gorius (éditions Al Manar) et Régis Delcourt (Librairie Point-Virgule).

15.00 à 16.00 - " Réception de la littérature et problématique de la traduction ", débat animé par Eric Brogniet avec la participation de Taja Kramberger (Slovénie), Tahar Bekri (Tunisie), Mohammed Bennis (Maroc).

 

- Vient de paraître : Isabelle l'Algérien, Editions Al Manar

Dix nouvelles de Leïla Sebbar autour d'Isabelle Eberhardt, aventurière, amoureuse, mystique... dans l'Algérie du début du siècle. Dessins de Sébastien Pignon.
18 euros chez les bons libraires !

Plus d'infos

- Marrakech :

ISELFATI


Lifeblood

 

vernissage le samedi 30 avril à 19 h

du 30 avril au 18 juin 2005

 


Une figuration poétique


Ilias Selfati n'est pas inconnu à Marrakech (il a participé, l'été dernier, à une exposition collective aux Atlassides) - mais on le connaît surtout dans le Nord: né à Tanger, il a étudié les Beaux Arts à Tétouan et à Madrid. Il travaille aujourd'hui en Espagne, après avoir vécu à Paris, à Dublin, à Los Angeles, à New York… Sa peinture est figurative - mais d'une figuration allusive et poétique ; rien à voir avec les mornes représentations où s'engluent tant de pinceaux. Adepte de la transparence, de la coulure, du nuage et de la fleur, qu'une tache suffit à suggérer, Selfati sait donner à rêver ; ses "Forêts" traversées de chevaux blancs sont énigmatiques et aériennes. "Il y a d'autres mondes, mais ils sont dans celui-ci", a dit le poète : les toiles de Selfati donnent à voir une Nature neuve, que recompose une rêverie des origines. Voilà un artiste dont la démarche est vraiment contemporaine - sa peinture, ses forêts et ses mustangs ignorent superbement toutes les frontières.

Alain Gorius

 

Geste et signe


Il était une fois un homme qui montait à cheval. Il traversait des paysages, somptueux ou arides, sauvages ou limpides. L'homme à cheval eut un fils. Des années plus tard, celui-ci se souvient, et du cheval et des paysages. Ils étaient enfouis dans son cœur. Ils ont grandi et se sont multipliés.

Il se pourrait que cette histoire soit vraie. En témoignent certains tableaux de Selfati, les plus anciens que je connais. La mémoire et l'imaginaire ont tout transformé. Les tableaux apparaissent dans un alphabet pictural original et autonome.

Les chevaux blancs se cherchent dans la forêt et s'égarent dans les ombres. Lentement, ils disparaissent, deviennent des taches, des nuages, des fleurs.

Dès le départ, les tableaux ont plusieurs sens : les chevaux sont-ils dans la forêt, dans le désert, sous la pluie ? Quelles sont les étranges formes sombres qui les accompagnent ? Comment s'habillent-ils par moments de fleurs ? Des arbres se transforment en pavots. Derrière eux, des grenouilles se délectent, un cheval devient squelette. Lentement coule une musique sur les rythmes de Steve Reich.


La peinture de Selfati parle toutes ses langues à la fois. Il est impossible de les séparer. Le sujet crée le langage et celui-ci est inventé par l'artiste. C'est une spirale qui surgit de l'intérieur et qui fait basculer le ciel sur la terre. L'exploration est continuelle. La mémoire se construit en couleurs. Un récit fictif avance dans la forêt. Le narrateur a choisi de s'y perdre. Des bruits résonnent derrière lui, cachés derrière les arbres. Ils sont intérieurs. Les chevaux se souviennent. Ils inventent des histoires qui se métamorphosent.

Il ne faut pas essayer d'inscrire les tableaux de Selfati dans un système de références artistiques. Tout est parfaitement instantané même si, simultanément, tout glisse en continuité, sans répit, dans un espace serein.

Dans le vaste éventail de l'art contemporain, Selfati s'est taillé une place personnelle. Son alphabet est composé aussi bien d'éléments figuratifs que de taches, de coulées, de traits.

Dans la plupart de ses tableaux, un animal central préside aux destinées de l'image. Il s'installe immédiatement après la préparation de la toile. Il se cache comme la mariée sous son voile. Il est poisson, grenouille ou squelette de cheval. Ailleurs, ce sont des noms de villes, des calligraphies, des jeux de fleurs. C'est le territoire des solitaires dans un silence qui parle.


Tout devant, donc après les deux premières surfaces de peinture, existe le champ opérationnel. C'est un terrain planté de chevaux, d'arbres, d'arbres-fleurs, de fleurs gonflées, de tiges à fleurs, de coqs, de guirlandes hallucinogènes, de taches de bêtes, de rideaux de coulées de chairs presque carbonisées. Tout le monde est là dans l'urgence de regarder en face et de se répéter dans le sujet et les gestes du peintre. Inlassablement : sept fois, treize fois, trente fois le geste vers l'autre, l'inconnu, vers l'infini qu'il est impossible de baliser.

Si aujourd'hui, Selfati revient au cheval dans son unicité, c'est parce qu'il le considère comme la métaphore de l'homme. Dans son corps il transporte les facettes précieuses de la vie. La sensualité y règne. L'imaginaire y dépose des traces précises en rébus.

Intimement le mystère ouvre ses fenêtres. Y pénétrer est une grande jouissance, car geste et signe se trouvent un équilibre singulier.


Jean-Pierre Van Tieghem
(Association Internationale des Critiques d'Art)


Ilias Selfati, trente-huit ans, vit et travaille à Madrid.

FORMATION

Diplôme de l'Ecole des Beaux Arts, Tétouan, 1991
Formation aux techniques de l'Estampe, Faculté des Beaux Arts, UCM, Madrid (1992 - 1994)
Cours de sérigraphie, Ecole des Arts graphiques, Madrid (1993)

ATELIERS

Séjour à la Cité des Arts, Paris (2001 ; 2003) ; Moussem culturel international d'Asilah (2000, 2003, 2004) ; Atelier de gravure avec Omar Khalil, Soudan/USA (2000) ; Atelier de Peinture avec Mohammed Melehi, Maroc (2000) ; Atelier de Peinture avec Mitsuo Miura, Faculté des Beaux Arts, UCM, Madrid (1993) ; Atelier de Peinture avec José Hernandez, UCM, L'Escorial, 1993 ; Atelier de gravure, UCM, Torrelodones (1992) ; Atelier de gravure, Festival d'Art d'Asilah (1987-1991) ; Atelier de gravure, Centre culturel français, Tétouan (1988).

 


Ilias Selfati et Antoni Tapiés


DISTINCTIONS / BIENNALES

Mention d'honneur au Prix National de Lithographie, Madrid (2000) ; Sélectionné pour le Prix Européen de Peinture, Ville d'Ostende, Belgique (2000) ; Prix de Peinture "Penser avec les mains", Institut Cervantès, Maroc (2000) ; Sélectionné pour le Prix de Gravure de la Caja Madrid, Génération 2000, Madrid (2000)...

 


Ilias Selfati (droite) et P. Schnabel

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

2004 Musée d'Art contemporain, Tanger ; Galerie Delacroix, Tanger 2003 Hôtel d'Albret, Ville de Paris ; Galerie Las Rosas, Madrid ; Galerie Gravura, Malaga; Cité des Arts, Paris 2002 Galerie Al Manar, Casablanca 2001 Caja Madrid (Madrid Savings & Loans, Madrid ; Cité des Arts, Paris ; Stadt-und Universitäts Bibliothek, Bern (Suisse) 2000 Musée d'Art contemporain, Tanger ; Galerie Estudio Fuentes, Madrid 1999 Signal Art Center, Bray, Irlande 1997 Arcadia Gallery California, Los Angeles, USA 1989 Hommage à Henri Matisse, Villa de France, Tanger 1987 Centre culturel espagnol, Tanger

EXPOSITIONS COLLECTIVES RECENTES (SELECTION)

2004 Galerie Las Rosas, Madrid ; Galerie Dasto, Oviedo ; Centre d'Art Casa Duto, Oviedo ; Bibliothèque Nationale, Madrid ; Galerie Bab El Kbir, Rabat ; "Maroc contemporain", Amiens ; Galerie Les Atlassides, Marrakech 2003 Cité des Arts, Paris ; Musée de la Ville de Madrid ; Galerie Delacroix, Tanger 2001 VIIè Salon des Artistes européens, Paris ; Espace Lasri, Paris ; Institut égyptien, Paris ; Cité des Arts, Paris

MUSEES ET COLLECTIONS

Cabinet des Estampes, Académie royale des Beaux Arts, Madrid ; Musée de la Légation américaine à Tanger ; Centre africain, Madrid ; Bibliothèque Nationale, Madrid ; Musée municipal, Orense, Espagne ; Musée d'Art graphique, Ibiza, Espagne ; Musées d'Art graphique moderne de Marbella et de Malaga, Espagne ; Bibliothèque Nationale, Département d'Art graphique, Paris ; Musée d'Art graphique moderne, Gizeh, Egypte ; Institut français, Tanger ; Bibliothèque espagnole, Tanger ; Musée d'Art moderne, Tanger.

 

 

- Paris : vient de paraître : Es-tu prêt à aimer ?

CCollection "Corps écrit". Poème manuscrit de Abdellatif Laâbi ; peinture de Sakher Farzat. 12 exemplaires, tous originaux. 450 euros.


LL'un des 12 exemplaires manuscrits par A. Laâbi et peints par S. Farzat sur vélin d'Arches au format 25 x 75 cm, plié en accordéon. Parution avril 2005.

 

- Paris : paru récemment : Les Quais minéraliers, de Thierry Laget. Un livre au format 38 x 26 cm typographié au plomb et tiré à 50 exemplaires, illustrés de 8 aquatintes rehaussées au pastel par Christiane Vielle. Etui-chemise réalisé par Dermont-Duval. Un ouvrage superbe, tant par le texte, qui est d'un grand styliste, que par la qualité des illustrations, de la composition et de la mise en page. 40 ex pour la vente ; neuf exemplaires de chapelle ; un exemplaire destiné à la BNF, tous numérotés et signés par l'auteur et l'artiste. 1.000 euros.

Plus d'infos

 

 

 


 

* * *

- Marrakech :

Galerie-librairie "Les Atlassides" : changement de cap...

 

 

Retour sur images...

Le 4 avril 2004 a eu lieu la pré-inauguration des "Atlassides" (dans le cadre des premières Rencontres de poésie de Marrakech, initiées par l'IFM), en présence d'un public nombreux - et attentif aux propos d'Abdellatif Laâbi, qui signait Ruses de vivant, recueil de poèmes illustré/accompagné/co-réalisé par notre ami regretté, Mohammed Kacimi. La galerie-librairie "Les Atlassides", d'esthétique épurée, sobre et chaleureuse à la fois, a paru rallier tous les suffrages. Le lieu est de qualité ; l'ambition de ceux qui l'animent est grande : il s'agit de faire des Atlassides l'une des places incontournables de la vie intellectuelle et artistique au Maroc. Rien de plus ; rien de moins.

 


samedi 4 avril : ouverture des Atlassides

 

La première exposition - qui a permis d'inaugurer véritablement la galerie - a donné le ton : quatre peintres marocains de première force (Belkahia, Binebine, Melehi, Yamou) y ont été rassemblés, manifestant par leur présence leur soutien à ce projet de créer un lieu d'où serait bannie toute forme de médiocrité en art : aux Atlassides, rien de commun ; telle est la devise devise d'Alain et Christine Gorius, directeurs artistiques du lieu...

 

 


Peinture, beaux livres, livres d'artistes... une triple ambition pour les Atlassides.

Alain et Christine Gorius se retirent en juin 2005. Ils s'installent dans un autre lieu... Première expo en septembre 2005.
A suivre !

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